Courrier de l’Union départementale DDEN de l’Isère

Union de l’Isère des Délégués Départementaux de l’Education Nationale

Siège : 5 rue Federico Garcia Lorca– 38100 Grenoble

Assemblée générale Extraordinaire du 15 Novembre 2025 MOIRANS
extrait du Procès-verbal (anonymé)

– Ouverture de la séance : 9h45

– Présents : 75 DDEN représentant 19 secteurs sur les 21 de l’Isère 

– ODJ : point unique = modification des statuts, suite au vote du CA du 30 Septembre 2025.

– Le Président de l’Union 38 de l’Isère, refait l’historique de la démarche qui a conduit à la proposition du Conseil d’Administration de ne plus faire référence à la Fédération Nationale des DDEN dans les Statuts de l’Union Départementale. Cette mise en retrait correspond à une opposition à un fonctionnement autocratique et antidémocratique qui a cours actuellement.

Débats :

– M.B. demande s’il y a des contre-argumentaires à cette présentation.

– La secrétaire : deux courriers font état d’une inquiétude quant au choix d’un éloignement de la Fédération.

– M.F. : n’est pas d’accord avec la position de la Fédération mais pas d’accord non plus avec la politique de la chaise vide.

– M.C. : constat que les querelles de 2017 ne sont pas éteintes. Nous avons recruté des jeunes, ne leur donnons pas l’image d’une division dont ils n’ont que faire. Ce n’est pas en quittant la Fédération qu’on parviendra à faire changer les choses. Pose la question : Quel est l’intérêt de quitter la Fédération ?

– J.R., nouvellement nommé DDEN. Demande des éclaircissements, notamment sur le rôle de la Fédération afin de comprendre la teneur des débats.

– Q.P. : Les objectifs et les missions de la Fédération des DDEN : fédérer les DDEN (« resserrer les liens d’estime et de fraternité entre les Délégués Départementaux de l’Éducation Nationale » – article 1 des statuts de la Fédération). Ce n’est plus le cas.

D’autres départements ont quitté la Fédération. La défense de l’école publique est l’objectif de tout DDEN.

– P.F.: quel intérêt avons-nous à quitter la Fédération ?

– M.B. : relativement extérieur à tout ce dont on a parlé mais a suivi les évolutions. Constats similaires à ceux du CA. Ce qu’apporte la Fédération en termes de communication risque de nous faire défaut, mais rassuré par le fait que le Département a déjà pris en compte cet aspect.

– J.N. : se souvient d’une rencontre DASEN / ancien président : ce que la DASEN de l’époque retenait de plus important était que les Unions pouvaient travailler ensemble, or constat qu’aujourd’hui ce n’est plus possible, puisqu’il n’est plus possible de communiquer entre Unions Départementales.

– P.T. : si le choix se porte sur une mise en retrait de la Fédération, une cotisation d’environ 15€ permettrait de fonctionner sans problème.

Fait le constat d’un régime anti démocratique de la Fédération, illustré notamment par des statuts qui ne permettent pas la communication entre Unions.

Nous sommes tous convaincus de l’utilité de l’unité des DDEN au niveau national pour arriver à une véritable visibilité de nos fonctions, mais constat qu’il n’existe aucun programme du président de la Fédération dans ce sens.

– P.C. : pour convaincre, il faut discuter. Une Union a tenté, elle a été exclue (Bouches Du Rhône). Lors du congrès, a été décidée l’annexion à la Charte des DDEN d’un texte, intitulé « Transformer les idées de chacune et chacun en une action fédérale », critique ouverte à l’encontre de la revue « le Délégué Laïque ». Comment peut-on présenter à qui veut devenir DDEN ce texte agressif ? C’est pourquoi l’Isère a voté contre lors du congrès national en Visio.

Pour répondre à la question : « Quel intérêt à quitter ? » : aucun intérêt à rester.

– Q.P. : Eddy KHALDI a précisé lors du congrès que la Fédération fonctionnait toujours selon les anciens statuts du fait, dit-il, de l’absence de validation par le Ministère des nouveaux statuts votés en 2022… Milite depuis 56 ans, ce type de discours lui rappelle des discours d’un autre âge, très éloignés de la démocratie.

– D.P. : Les enjeux de pouvoirs semblent dérisoires concernant le pouvoir des DDEN. Ce que j’attends d’une Fédération c’est de pouvoir avoir des informations de la part des autres Unions.

– P.A. : ne va pas entrer dans le vocabulaire concernant le Président National. Il y a eu récemment la création d’une revue, « le Délégué Laïque », dans laquelle on ne lit que diffamation à l’encontre du Président. La Fédération a fait un procès, qu’elle a gagné. Si Eddy KHALDI est si terrible, pourquoi est-il réélu chaque année ?

– C.L. : DDEN depuis peu. Quand on intègre la mission de DDEN, on souhaite avoir des informations, mais il est très difficile d’être informé. Quels sont les liens et moyens de communiquer entre Unions ?

– A.D. : « quel intérêt à quitter ? » répond par « quel intérêt à y rester » ? Aucun travail de communication pour nous rendre visibles, auprès des parents d’élèves et des communes n’est amorcé.

– P.C. : l’ostracisme n’est pas uniquement dirigé contre l’Union de l’Isère : pour exemple, au congrès de Montpellier (2024), aucun représentant d’aucune association amie (sauf ANATEEP), cette année, au congrès en Visio, aucune association amie. L’Union de l’Isère avait envoyé une motion demandant qu’on travaille étroitement avec le Collectif pour l’École Publique Laïque : refus de cette motion.

– G.R. : découvre la situation car DDEN depuis 2 semaines. A bien entendu les différents arguments. Le vote qui intervient aujourd’hui est-il un retrait de la Fédération ou reste-t-il la possibilité d’être affilié à la Fédération après le vote ? 

– Q.P. : Dans les statuts de 2022 : « aucun collectif regroupant les Unions n’est autorisé … »

– D.R. : Le mot de scission n’est pas banal. D’autres Unions ont déjà quitté la Fédération. N’est-il pas possible de créer un collectif des Unions qui souhaitent se séparer de la Fédération. Dans la scission, il y a quelque chose qui peut être intéressant, mais la politique de la chaise vide est ennuyeuse

– Q.P.  Notre appellation ne changera pas, seul changement dans les statuts, le fait de faire ou non référence à la Fédération Nationale. Il fait lecture du courrier d’Eddy KHALDI au président de l’Isère : « Tu continues à mentir, c’est pour cela que tu ne veux pas de témoins de la Fédération pour développer ton point de vue narcissique unilatéral et mensonger lors de l’Assemblée générale extraordinaire. Tu as toujours évité le débat contradictoire. Tu continues dans la diffamation, tu distille tes mensonges pour entretenir un combat ad hominem et tu sème le doute. C’est petit et détestable ! » (Fautes comprises).

Le vote se fait à bulletin secret. La question posée est la suivante : « Êtes-vous POUR la modification des Statuts de l’Union Départementale des DDEN proposée par le Conseil d’Administration ?   OUI □   NON □ »

Résultats : POUR = 66 – CONTRE = 6 – BLANC ou NUL = 3

Le président remercie l’ensemble des participants pour l’importante mobilisation (près de 30% des effectifs !) sur cette question cruciale pour notre association, et pour la qualité des débats, respectueux.

La séance est levée à 11h30, suivie d’un verre de l’amitié.

 

 

 

 

 

 

Discussion sur la prise en charge dans les écoles des Enfants handicapés

Les plaintes de parents sont en constante augmentation. Les enseignants doivent faire face à des problèmes et situations de plus en plus angoissants. Les congés se multiplient et les démissions aussi. Les AESH (Accompagnants d’Élèves en Situation de Handicap), avec une formation a minima, un emploi du temps de plus en plus contraignant, toujours dépendants de l’Éducation Nationale, mais sans statut, sans progression de carrière, s’occupant de plusieurs enfants, dans des écoles différentes à plusieurs kilomètres d’écart, changeant d’enfants en fonction des difficultés locales, un salaire de misère (aux alentours de 800 euros). Souvent ces enfants souffrent malgré la solidarité extraordinaire des autres enfants…

  • Quelques remarques.

Quand vous avez des problèmes d’oreilles, de kyste, de prostate, de mémoire etc…et que votre médecin généraliste n’est pas précisément qualifié pour les prendre en charge, il vous envoie à l’hôpital, où, là, un ophtalmologiste, un dermatologue, un urologue, ou encore, un gériatre…vous prend en charge. Ces médecins, très spécialisés, ont fait entre 7 ou 10 ans d’études…

Mais, dans l‘Éducation Nationale, la médecine scolaire a presque entièrement disparu et les enseignants, dans leurs études ont appris à instruire leurs élèves sur la base des programmes scolaires, mais ils n’ont pas appris à les soigner !

DDEN nous trouvons dans nos écoles des enfants sans motricité, des autistes, des aveugles, ou des enfants dont les os fragiles, se cassent au moindre choc… Même s’il y a des AESH très dévoués qui aident à ce que tout se passe bien, ils (ou elles) ne peuvent se substituer à des personnels médicaux-sociaux ayant bénéficié d’études adaptées et de formations spécialisées…

Ceux qui veulent, au nom de l’égalité entre les enfants, une inclusion totale de tous les bambins, ont-ils réfléchi à l’impossibilité de la chose ? L’État, lui, y trouve certes son compte : un salaire de 800 euros …c’est bien peu ! Un médecin, un enseignant spécialisé, des établissements adaptés installés comme il faut…c’est bien plus cher. La vie des enfants aurait-elle un prix ?

Moins vous avez de qualifications, de diplômes, d’années d’études et plus vous êtes amenés, par des emplois où les salaires, bien maigres, et les déroulements de carrière, inexistants, à prendre en charge des enfants en grande souffrance, au milieu d’une classe de 20, ou 25 élèves et parfois, plusieurs enfants handicapés ou malades, dans la même classe. Peut-on en dire autant des autorités responsables qui, depuis la loi Montchamp de 2005, démantèlent l’enseignement et les établissements spécialisés ?

  • Quelques chiffres montrent que ce n’est pas un « petit » problème mais une situation qui demande des mesures immédiates. Le soin et la formation de ces enfants dans des conditions dignes et responsables, n’a pas de prix !

En 2005, la loi Monchamp, au nom de « l’égalité des droits des enfants », a organisé le démantèlement des établissements spécialisés et l’intégration automatique de tous les enfants dans les écoles et établissements publics sans distinction.

Précisons cependant que les écoles privées (en grande partie financées par l’État) ont gardé leur droit de choisir leurs élèves et donc de refuser ces enfants aux besoins spécifiques et particuliers.

En 2006, il y avait 118.000 enfants, dans notre pays en attente d’une place à l’école. En 2025, il y en a 520.000, Soit 402.000 enfants de plus. Ce jour, il y en a 90% qui sont aidés par un ( ou une) AESH. Un peu plus de 30.000 sont en attente (quelquefois 2,3…ans) Et, il y en a aussi quelques 2.000 qui n’en ont aucun et sont à la charge totale des parents.

  • Comment cela va-t-il se mettre en place ?

Les parents doivent constituer un dossier très argumenté, et l’envoyer à la MDPH (Maison Départementale pour les Personnes Handicapées). Le dossier sera envoyé, ensuite en CDAPH qui prendra toutes les décisions, y compris financières. Elle convoquera les parents et, si ceux-ci le souhaitent, ils peuvent se faire accompagner par quelqu’un qui les aidera à argumenter. Le DDEN (Délégué Départemental de l’Éducation Nationale) peut le faire. Une décision est prise tous les ans. Et si l’enfant est bon élève malgré son handicap, les subventions sont supprimées, donc, il ne peut plus avoir de soin. Les parents doivent refaire un dossier et faire appel. Ils gagnent souvent et les subventions sont redonnées avec un ou 2 ou 3 ans de retard. Encore faut-il que les parents sachent le faire, ce qui n’est pas évident !

Qui siègent dans cette commission présidée par un responsable de la MDPH ? des responsables syndicaux (enseignants ? ou soignants ? non), des associations de parents d’élèves, des anciens combattants, des responsables de différentes associations etc…, et le (ou la) responsable de l’Éducation Nationale : DASEN adjoint. Mais aucun médecin ! Sans avoir en mains le dossier de l’enfant handicapé, les membres de la commission vont discuter quelques heures pour savoir s’il est légitime de donner un AESH et des indemnités donnant droit à des heures de psychologue, d’orthophoniste, de kiné, d’un personnel de santé… Et, le responsable, se tournant vers la ou le DASEN si le vote est positif, dira : « l’IA (l’Inspection Académique) doit recruter, pour cet(te) enfant, un AESH » et il fera voter à la Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH) des aides de prises en charge financière…etc . Bref, ce à quoi il a droit.

Mais, à l’IA, y aura-t-il des AESH de libres ? Va-t-il y avoir des recrutements d’AESH en fonction des besoins des enfants, ou en fonction du budget existant dans l’Académie ? Les parents nous disent qu’ils attendent, quelquefois 1, 2 ou 3 ans pour avoir l’AESH demandé. L’enfant, en attendant, s’il n’est pas « perturbateur », est en classe, avec tous les autres élèves. Bref ! Il est bien normal que la discussion ait lieu sur ces problèmes concernant des enfants, des familles, des personnels qui craquent faute de trouver une solution adéquate.

Toute l’institution scolaire est concernée, et si les recrutements d’enseignants, d’AESH et autres, sont de plus en plus compliqués, c’est bien parce que ce qu’on vit, en ce moment, est insupportable. Un exemple précis et récent, pour terminer_ les DDEN, bien aguerris, pourtant, que nous sommes en sont encore éberlués ! _ Dans un village du 49, la même semaine : 2 AESH sont remerciées pour n’avoir pas su s’occuper des élèves dont elles avaient la charge. L’une dans un collège, l’autre, dans une école primaire. Ces 2 dames sanctionnées ont été envoyées dans 2 écoles de villages tout proches et elles remplaceront les 2 AESH qui elles, ont été contraintes de les remplacer en abandonnant les enfants qu’elles suivaient depuis des mois ! Peu importe la détresse des enfants dont elles s’occupaient bien, depuis des années !

Qui pourrait affirmer, sans honte, que cette situation inadmissible dans le pays devrait continuer ?

Denise et Michel Landron

LES DDEN EN DÉFENSE DE L’ÉCOLE PUBLIQUE

Les DDEN sont nommés pour 4 ans renouvelables, dans les écoles publiques (maternelles et élémentaires) par les CDEN (Conseils Départementaux de l’Éducation Nationale). Ils ont officiellement pour mission d’informer les autorités municipales, les IEN (Inspecteurs de l’Éducation Nationale) et le DASEN (Inspecteur d’Académie), et parfois le Préfet du Département, des difficultés et anomalies rencontrées dans leurs visites d’écoles dans les domaines d’hygiène, de sécurité, d’équipements, d’entretiens et tout ce qui concerne les conditions de travail et de vie dans les écoles publiques (à l’exception des questions pédagogiques qui ne sont pas de leur ressort).

Ils ne sont pas des adjoints des autorités de l’Éducation Nationale chargées de mettre en œuvre les décisions des pouvoirs publics. Ils sont d’ailleurs bénévoles. Leur indépendance est une de leur première qualité les autorisant à signaler ce qui mérite de l’être pour le bien- être des élèves et le respect de leurs droits à de bonnes conditions d’enseignement, d’étude et de formation. Rassemblés dans leur délégation de circonscription et leur délégation départementale (fonctions administratives), ils peuvent en outre s’organiser librement dans une Association départementale basée sur la loi de 1901 (fonction associative).

Les DDEN s’intéressent donc naturellement aux décisions émanant des autorités de l’État, des Communes, des Départements et des Académies qui concernent la vie scolaire dans les Écoles de la République. Il est de leur devoir de se préoccuper de toute mesure susceptible, selon eux, de nuire à l’École de la République déjà concurrencée par le financement par l’État des Écoles privées sous- contrat (catholiques à plus de 80%).

Les récentes mesures, proposées, annoncées et/ou mises en œuvre, déjà, par les autorités en charge de l’Éducation Nationale, amènent évidemment les DDEN à s’interroger sur leurs éventuelles conséquences sur les conditions de la vie scolaire dans les écoles. Leurs Unions Départementales leur permettent des échanges, entre eux, pour clarifier les situations et contribuer au rassemblement de tous les DDEN et organisations laïques en défense de l’Ecole de la République, face aux risques de démantèlement de l’Éducation nationale.

Qu’ils soient adhérents ou non à une Union Départementale, les DDEN restent des piliers du mouvement laïque. Cela suppose évidemment des discussions libres et fraternelles auxquelles le Délégué Laïque entend contribuer.

PAROLES D’UNE DÉPUTÉE A L’ASSEMBLÉE NATIONALE

« Je demande un moratoire sur trois ans pour évaluer l’efficacité des fermetures de classes », notamment « en milieu rural » et « dans les quartiers populaires », déclare lundi 20 avril 2026, une députée de la Drôme. Elle a déposé une proposition de loi pour suspendre les fermetures de classe pendant trois ans.

« On est en train d’impacter lourdement l’organisation territoriale, l’aménagement du territoire » et de « renforcer la fracture territoriale », estime la députée. Dans la Drôme, où se trouve sa circonscription, 32 classes fermeront à la rentrée prochaine.

Au total, en France, environ 4 000 suppressions de postes d’enseignants sont attendues pour la rentrée prochaine, dont 1 891 dans le premier degré et 1 365 dans le second degré. Le ministère de l’Éducation nationale justifie ces choix par la baisse attendue du nombre d’élèves.

« Des villages vont perdre leur école »

« J’espère que l’on pourra avoir cette discussion devant l’ensemble des Françaises et des Français » poursuit l’élue. « Cela veut dire la désorganisation de territoires tout entiers, et des villages qui vont parfois perdre leur école (…) plus de temps de trajet pour les enfants, des galères supplémentaires pour les parents et des classes qui sont plus chargées », énumère la Députée selon qui la France est « l’un des pays d’Europe avec les classes les plus chargées au niveau européen ».

La députée de la Drôme « comprend bien » que certains élus de droite aient voté pour sa proposition, mais elle pointe « un double discours «de la part d’Élus qui ont voté, aussi, en faveur du budget 2026 : « C’est un choix politique que de ne pas aller chercher les budgets supplémentaires pour aller investir dans l’école de nos enfants », constate la députée.

UNE MESURE QUI CHASSERAIT DES MILLIERS D’ENFANTS DE L’ÉCOLE PUBLIQUE…

Peu d’entre nous y pense, mais une menace commence à devenir une réalité, honteuse pour notre pays : l’expulsion de milliers d’enfants de familles émigrées.

Déjà des Départements comme la Seine St Denis, le Val de Marne, Paris, les Bouches du Rhône et bien d’autres sont touchés par cette entreprise d’expulsion de familles d’origine étrangère. Elles n’ont commis aucun crime ou délit condamnable mais sont seulement d’origine étrangère (comme le sont actuellement des millions de français !). Faudrait-il dans notre pays copier les autorités américaines qui expulsent systématiquement les travailleurs émigrés (et pas seulement) et qui les remplacent par des machines qui rentabilisent les productions ? Combien de classes (voire d’écoles !) seraient ainsi fermées, dans les écoles primaires, les collèges et les lycées par cette décision aussi ignoble que réactionnaire ? »

Les DDEN peuvent-ils rester indifférent devant ces drames humains ? Bien sûr que non.

LE SÉNAT VIENT DE REFUSER LE STATUT DE FONCTIONNAIRES D’ÉTAT AUX AESH*

*(Accompagnants des Élèves en Situation de Handicap)

Les établissements scolaires subissent déjà les conséquences de la loi de 2005 (dite loi Montchamp) privant des milliers d’enfants handicapés d’une place adaptée à la nature et au degré de leur handicap, en particulier dans des établissements spécialisés, dont la fermeture est programmée (ainsi que la suppression des personnels médicaux sociaux qualifiés).

Le Sénat en refusant de donner aux AESH un statut de fonctionnaires d’État substitue le « débrouillez-vous » aux droits de ces élèves et de leur famille à disposer des aides professionnelles dont ils ont besoin.

Ajoutons que les remplacements des AESH dont 95 % sont des femmes qui peuvent être en congé de maladie ou de maternité, ne sont pas assurés. Leur salaire est maintenu à temps partiel. Elles sont réparties sur plusieurs écoles comme l’organisent les PIAL (Pôle Inclusif d’Accompagnement Localisé) et les PAS (Pôle d’Appui à la Scolarité).

Précisons que, avec les PAS, les parents n’auront plus besoin de faire reconnaître au préalable la nature et le degré du handicap de leur enfant (perte des garanties pour les familles de percevoir des indemnités). Est-ce acceptable dans l’école de la République où la solidarité est non seulement un droit mais aussi un devoir ?

Rappelons ici que les écoles privées, même sous contrat d’association, n’ont aucune obligation d’inscrire les enfants handicapés ou en grandes difficultés psychologiques ou scolaires.

Les chiffres sont sans appel : dans plusieurs départements plus de 30 % des élèves disposant d’une notification MDPH ne bénéficient d’aucun accompagnement par une AESH. De plus en plus d’élèves « accompagnés » par une AESH ne bénéficient qu’entre une et 6 heures par semaine sur les 24h de classe, y compris quand la notification par la CDAPH prévoit 24h.

La pénurie des moyens humains indispensables pour ces élèves et leurs établissements prend des proportions insupportables pour tout le monde. Dans le département du Val de Marne, les syndicats ont, ensemble, comptabilisé 1.157 AESH manquantes pour 267 écoles qui en ont besoin, alors que le département en compte 623. Plus de 3.000 élèves sont ainsi privés de tout accompagnement malgré des droits ouverts et reconnus par la MDPH et plus de 500 élèves sont scolarisés en classe ordinaire ou en dispositif non adapté alors que leur notification prévoit une orientation en structure médico-sociale ou mixte avec l’Éducation Nationale (UE externalisée, IME, ITEP, hôpital de jour…).

N’est-il pas temps que les personnels, les parents, les syndicats, et les associations laïques concernées, se rassemblent d’urgence pour faire cesser ces situations insupportables et inadmissibles ?

Michel Landron

RAPPORT DE VISITE :

Ecole « le Petit-Prince » du Fresne sur Loire –Ingrandes sur Loire.

« Le DDEN veille au confort matériel et intellectuel des enfants et, à ce titre, signale dans ses rapports destinés aux autorités publiques compétentes, ce qui lui paraît néfaste à leur accueil et à leur éducation. » page 18 du vade-mécum du DDEN

Présentation de l’école :

82 élèves dans 4 classes : une classe de PS/MS de 23 élèves, une classe de GS/CP de 18 élèves, une classe de CE1/CE2 de 23 élèves et une classe de CM1/CM2 de 18 élèves.

2 enfants du voyage sédentarisés ; 3 enfants en situation de handicap et une AESH pour 1 élève avec 9 heures. Il y a 5 enseignantes (4 + 1 en décharge de direction), 2 ATSEM, 1 emploi service civique, une garderie pour une quarantaine d’élèves et 66 demi-pensionnaires.

Conformément au Code de l’Éducation, voici le rapport de ma visite de rentrée.

  • Tout a été visité : la cantine, la garderie, les classes, la cour et ses alentours…
  • Les questions en attente ont été abordées : le transport scolaire des élèves, les prestations des Atsem, la responsabilité des poubelles …
  • Une question plus particulièrement a retenu mon attention : l’hygiène.

Première interrogation : la demande de travaux faite par la Directrice de l’école, fin juin, a bien été suivie: les travaux ont été faits. Quelques-uns sont en cours de finition. Il s’agit de la préparation de la végétalisation de la cour de l’école, de l’entrée du petit portail à paver, des murs des toilettes du couloir remplis de moisissures, réparés, du lavage de certaines des vitres, des travaux à faire dans les classes, notamment dans le dortoir et sur le lieu où l’on douche les petits de maternelles.

Un problème important a retenu mon attention : l’hygiène. L’audience accordée jeudi 4 septembre, en urgence, par Monsieur le Maire, n’a pas dissipé mes inquiétudes : le grand ménage obligatoire dans les écoles publiques dès le début des congés scolaires n’a pas été fait. Or, la présence de tout petits enfants et celles d’environ 90 personnes régulièrement dans l’école, surtout après une période de canicule qui a vu se multiplier les microbes de toutes sortes, aurait dû être une priorité.

Les enseignants, dont ce n’est nullement la responsabilité, ont bien compris les risques que ce manquement à toutes les règles faisait courir aux enfants et même aux adultes. Ils ont raccourci leurs vacances et sont venus, la semaine précédant la rentrée, faire le ménage dans les classes, laver le linge sale entassé depuis fin juin, etc… L’IEN a reçu la copie de mon courrier à Monsieur le Maire du 1er septembre. La personne qui devait venir faire ce grand ménage étant malade a été en congés maladie plusieurs fois et n’a été remplacée que fin Août.

Le grand ménage est donc reporté aux congés de la Toussaint.

Le grand ménage est aussi à faire, en cuisine, dans les toilettes des enseignants, dans le local de sport, dans la garderie et dans le dortoir. Une décision concernant la responsabilité de la gestion des poubelles dès le début des congés est aussi à prendre. Les poubelles de la cantine, bien sûr, sont sous la responsabilité de la cuisinière, mais …doit-elle aussi s’occuper de toutes celles de l’école, de la garderie et de celles de la salle municipale quand il y a des festivités ? Autant de questions susceptibles de perturber la sérénité dans l’école.

Un nouveau problème se rajoute : dans la cour un grand mobile-home, en place depuis de nombreuses années, doit être retiré. Il était rempli de papiers de toutes sortes, à trier. Ceux-ci ont récemment été extraits du mobil-home et sont stockés dans la chaufferie, depuis la rentrée. Cela pose un réel problème : la sécurité, est-elle assurée ?

Une autre question a attiré mon attention : Quand les enfants tout petits quittent le foyer familial pour entrer à l’école, les premières fois, ils sont pris en charge par 2 personnes qui vont avoir beaucoup d’importance pour leur scolarité et leur vie futures : la maîtresse et l’ATSEM. Donc, la présence quotidienne de ces personnels à leur côté, tout au long de leur présence en maternelle pour affronter les premiers aléas de leur vie, mérite stabilité. S’ils voient des visages différents … leur vie d’enfant risque fort d’être perturbée. Alors pourquoi cette rotation, tous les ans et même quelquefois en cour d’année, des ATSEM, prévenues au dernier moment, des 2 écoles publiques ?

Comment faire pour trouver une réponse satisfaisante ?

Dernier problème abordé dans la visite de rentrée.

C’est une question qui revient souvent dans les écoles de campagne, celles en particulier qui ont vu avec les regroupements de communes, des suppressions d’écoles et donc la multiplication des difficultés pour les parents qui doivent trouver une solution pour que leurs enfants soient à l’heure à la porte de l’école le matin et reviennent à la maison, le soir.

L’école où je suis DDEN, vous avez pu le lire dans les comptes-rendus des conseils d’école de l’année qui vient de s’écouler, a connu beaucoup de turpitudes l’an passé à propos de la demande de « car-scolaire ». Le dossier existe sur cette question et vous en avez connaissance.

Je résume : La commune de Saint Sigismond vient de rejoindre les 2 communes d’Ingrandes et Le Fresne. Les enfants d’âge scolaire sont scolarisés dans les 3 écoles du village (2 écoles publiques laïques et une privée catholique). Jusqu’à présent, les parents choisissaient librement où ils souhaitaient que leurs enfants soient scolarisés, en particulier en fonction des nourrices et grands-parents s’occupant des petits. Les enfants de 2 écoles bénéficiaient d’un car ALEOP, ceux de l’école publique du Petit Prince, eux, n’y avaient pas droit. 12 enfants de 7 familles de Saint Sigismond demandaient ce car scolaire (voir leur courrier adressé à ALEOP).

La discussion eut lieu. Des solutions, avec la société de cars ALEOP semblaient se profiler… mais, à cette rentrée, 5 enfants de 2 familles de Saint Sigismond et une famille de Champtocé, seulement, sont inscrits pour prendre le car. S’ajoute à cela le fait que les parents de Saint Sigismond n’ont plus le droit, comme les autres années, d’inscrire leurs enfants à l’école du Fresne. Or, à notre connaissance, il n’y a aucun secteur scolaire défini dans le département. Donc, les parents ont le libre choix… sauf à Ingrandes-Le Fresne-St Sigismond. Il fallait s’y attendre, c’est l’école privée qui en profite…

De plus, 5 enfants doivent se rendre à pied (10 minutes au moins) en descendant du bus pour se rendre, accompagnés, à l’école du Fresne où ils arrivent en retard, tous les matins. On appelle cela « le pédibus ». Et, que deviennent les 7 autres élèves qui avaient demandé une place dans le car ?

Ne serait-il pas plus sérieux et responsable d’affréter un minibus pour les enfants de St Sigismond et Champtocé ?

Denise Bureau-Landron, DDEN à l’école publique du Petit Prince

Le 17 septembre 2025

Rapport envoyé, conformément au Code de l’Education, à

  • Madame Sandrine BODIN, DASEN du Maine et Loire,
  • Monsieur Philippe CHOPIN, Préfet du Maine et Loire,
  • Monsieur Alain TUSSEAU, Maire du Village,
  • Monsieur Jean Christophe Mercier, IEN de la circonscription de Châlonnes.

A propos des transports scolaires, compte-rendu d’une réunion d’un Conseil d’école

POUR LE CONSEIL D’ECOLE DU « PETIT PRINCE » de mardi 10 JUIN 2025 :
COMPTE-RENDU DE LA RÉUNION DU 26 MAI 2025.

Cette réunion sur le droit des écoliers du Petit Prince venus de Saint Sigismond à utiliser un transport scolaire, comme tous les autres écoliers de France, et en particulier ceux de la commune, s’est tenue le mardi 26 Mai, à 14 heures, dans une salle municipale.

  • 13 personnes étaient présentes : 2 de l’Education Nationale : l’IEN et la DDEN. A 14h, les enseignants étaient en classe. 6 de la mairie, 2 parents d’élèves de Saint Sigismond et 3 d’ALEOP responsables des transports scolaires.
  • Pourquoi cette réunion ? 12 enfants de 7 familles de la commune de Saint Sigismond regroupée depuis peu à celles d’Ingrandes et du Fresne et n’ayant plus d’école dans leur village, sont scolarisés dans l’école du Petit Prince et n’ont pas droit aux cars scolaires. La raison donnée aux parents, pour cela, est erronée : le car ne pourrait pas tourner au rondpoint. Un dossier ayant été remis à l’Education Nationale-49, à la Mairie et à ALEOP-49, montrant que le car peut tourner…la discussion pouvait, avoir lieu sur des bases sérieuses.

Donc, mardi 26 mai, la discussion s’est ouverte.

La mairie a présenté un récapitulatif des interventions qui avaient été faites depuis 2023.Et ALEOP-49, qui avait étudié la question très sérieusement, et avait pris acte du document et des photos de la DDEN, présenta les difficultés mais aussi les 1ères possibilités et les 1ères remarques. Elle indiqua qu’un essai grandeur-nature aurait lieu fin juin, exercice auquel, tous ceux des 13 présents qui le souhaitent, pourraient Participer.

Remarques de la DDEN : C’est une situation difficile, certes, et en tout premier, pour les enfants qui doivent se lever très tôt (départ du car : 6H50) et pour leurs parents. C’est difficile, aussi, pour les enseignants qui vont devoir revoir les heures d’ouverture de l’école. Et bien sûr, c’est très contraignant pour les municipalités (et leur budget) qui vont devoir recruter des personnels, pour assumer les nouvelles responsabilités de cette prise en charge des 12 enfants de Saint Sigismond. Et merci à ALEOP pour les recherches qu’ils ont faites, leurs études et leurs propositions. La discussion eut lieu. Les 13 présents y ont tous participé et elle semble aller dans le bon sens.

Ce ne sont pas les enfants qui ont demandé la suppression de leur école, le regroupement de leur village avec d’autres villages, les levées aux aurores, les heures trop nombreuses passées dans le car, l’école très loin de leur foyer. Pourquoi supporteraient les conséquences des décisions des Autorités- adultes ?

L’instruction est obligatoire. L’Éducation est nationale. C’est la même pour tous. Les droits sont identiques pour tous les élèves des Ecoles Publiques. Il reste aux responsables de l’EN, aux maires et Préfets de tout faire, même…l’impossible pour qu’il devienne possible.

A propos des élèves étrangers apprenant le Français par des Enseignants du 93

Texte écrit par des enseignants du 93 pour des élèves qui arrivent d’autres pays,
qui parlent d’autres langues
et apprennent le français.

Certains NSA n’ont jamais été à l’école.

Madame la Directrice Académique,


Nous souhaitons vous alerter sur une dégradation nette et préoccupante des conditions d’accueil et d’inclusion des élèves allophones au sein du dispositif UPE2A de notre établissement.
À ce jour, les élèves issus de l’UPE2A ne sont ni comptabilisés dans les effectifs des classes ordinaires lors de leur inclusion, ni réellement anticipés dans les prévisions de rentrée, ce qui engendre des déséquilibres structurels importants.

D’une part, pour la rentrée prochaine, de nombreux élèves sortants d’UPE2A sont amenés à rejoindre les classes ordinaires. En l’absence de prise en compte dans les effectifs prévisionnels, ces intégrations vont mécaniquement entraîner une surcharge des classes. Ces élèves doivent être intégrés dans les prévisions d’effectifs afin de leur garder la place en classe ordinaire.
D’autre part, dès cette année scolaire, plusieurs élèves ont été inclus totalement en classe ordinaire à l’issue de leurs 12 mois en UPE2A. Ces intégrations, réalisées en cours d’année, ont provoqué une augmentation significative des effectifs dans les classes, dégradant les conditions d’enseignement et rendant particulièrement difficiles les inclusions progressives des élèves encore en UPE2A. Ces dernières ne peuvent désormais plus être mises en œuvre dans des conditions satisfaisantes, ni pédagogiquement efficaces.
Par ailleurs, les orientations récentes conduisent à accueillir des élèves allophones non scolarisés antérieurement (NSA) en attente de place dans des dispositifs adaptés, ou à défaut en classe ordinaire. Ces accueils se font sans moyens supplémentaires, sans anticipation des effectifs et sans reconnaissance administrative claire, ce qui fait peser un risque réel d’invisibilisation de ces élèves et compromet la qualité de leur prise en charge.

Dans un contexte déjà fragilisé par des fermetures de classes, cette accumulation de contraintes ne permet plus de garantir des conditions d’inclusion dignes et adaptées aux besoins des élèves.
Nous demandons en conséquence :

– la création de dispositifs UPE2A et NSA en nombre suffisant ;
– la prise en compte effective des élèves UPE2A dans les effectifs des classes ordinaires
– la comptabilisation, dans les effectifs globaux de rentrée, des élèves passant de l’UPE2A aux classes ordinaires ;
– une baisse des effectifs par classe afin de rendre possible une inclusion réelle et de qualité
– une souplesse dans la durée de prise en charge en UPE2A, adaptée aux besoins réels des élèves.
Au regard de la dégradation constatée, nous vous demandons une réponse rapide et restons disponibles pour une audience afin d’exposer plus précisément ces difficultés.

Veuillez agréer, Madame le Directrice Académique, nos respectueuses salutations.

Des enseignants d’UP2A d’un collège d’Aubervilliers

Communiqué avril 2026

Un enjeu démocratique incontournable: Redonner toute sa place à l’École publique, la seule école de la République

Le sous-investissement chronique dans l’École publique est désormais un fait établi par tous les observateurs de bonne foi.

En comparaison internationale, la France affiche désormais un retard de plus de 8% sur la dépense moyenne par élève en Union Européenne, 11% par rapport à celle des pays de l’OCDE ! L’École publique rend des postes depuis plus de 3 ans et plus de 2000 classes ont été fermées à la rentrée 2025 et 470 postes ont été supprimés.

Ces faits rapportés par le « Café Pédagogique » du 26 août 2025 n’ont pas été contestés.

Le Ministère annonce 4000 suppressions de postes pour la rentrée 2026 dont plus de 1800 pour la seule école primaire.

L’École est « en souffrance » et nul ne peut le nier. Outre la situation des enfants handicapés, qui fait l’objet d’une protestation générale, le décalage salarial des personnels est criant : un professeur des écoles gagne 1323 euros de moins par mois en milieu de carrière qu’un cadre A de la fonction publique. Les conditions de travail se détériorent également : classes surchargées (21,3 élèves en moyenne contre 20 dans l’Union Européenne), manque cruel d’enseignants remplaçants, formation des nouveaux enseignants problématiques, recours accru à des contractuels et stagiaires pour compenser les postes vacants…

La disparition programmée de la médecine et des personnels de santé scolaire devient très problématique avec des situations où des comportements incontrôlables voire violents sont en augmentation. Enfin, et ce n’est pas secondaire, l’intégration automatique dans les classes ordinaires d’enfants gravement handicapés privés de personnels spécialisés et de suivis adaptés, est souvent très difficilement gérable et tend à considérer l’école comme une garderie. Rappelons ici que les écoles privées (y compris sous contrat d’association) ne sont pas, quant à eux, dans l’obligation de scolariser ces enfants.

Le Délégué Laïque propose à tous les amis de l’École publique de se retrouver à tous les niveaux pour, ensemble, stopper cette dégradation organisée de l’École de la République et rétablir les droits des enfants de disposer de conditions de scolarisations respectées et respectables pour chacun et pour tous.

Incroyable, mais vrai

Un juge du Tribunal administratif condamne les Parents d’élèves demandant qu’un enseignant absent dans l’école de leurs enfants soit remplacé !

Des parents d’élèves de l’école Marcel Pagnol de Mazé-Milon dans le Maine-et-Loire ont estimé devoir saisir les autorités de L’Éducation Nationale pour obtenir la nomination d’un remplaçant « de manière durable et pérenne » dans leur école. Une enseignante est en effet en congé de maladie depuis le 22 novembre 2025 alors qu’elle assure 3 jours d’enseignement sur 4 dans la semaine ! Les solutions ponctuelles mises en place sont insuffisantes et entraînent des interruptions répétées de l’enseignement remplacé par de la garderie.

Les Parents d’élèves, sans réponse à leur demande, finissent par saisir la justice le 23 février 2026 dans le cadre d’un Référé-Liberté, une procédure d’extrême urgence qui permet de sanctionner les atteintes “graves et “manifestement illégales” aux Libertés et Principes fondamentaux consacrés par la Constitution, comme le “Droit à l’Éducation” de leurs enfants et le “principe de continuité du service public de l’enseignement”.

La mission d’Intérêt général d’enseignement n’impose-t-elle pas au ministre de l’Éducation nationale l’obligation légale d’assurer l’enseignement de toutes les matières obligatoires inscrites aux programmes ?

La Juge rappellera de façon générale dans une ordonnance du 26 février 2026 que “Le manquement à cette obligation légale, qui a pour effet de priver (…) un élève de l’enseignement (…) pendant une période appréciable, est constitutif d’une faute de nature à engager la responsabilité de l’État.

Dans cette affaire “des enseignants remplaçants ont assuré neuf jours d’enseignement” depuis le 28 novembre 2025. “Les élèves ont été répartis par petits groupes dans d’autres classes” les jours autres que le jeudi, où la binôme de l’enseignante en arrêt-maladie a “assuré son service”.

L’Inspecteur de la circonscription, interpellé par des parents d’élèves (…), a indiqué que l’administration était confrontée à une période hivernale particulièrement difficile et qu’elle ne disposait pas de personnels à même d’assurer le remplacement de l’enseignante absente”, explique la Juge des Référés du Tribunal administratif de Nantes.

Depuis le 19 janvier 2026 le directeur de l’école Marcel-Pagnol a aussi “décidé de mettre en place une répartition des groupes d’élèves dans différentes classes” et de “distribuer des fiches de révision sur les différents disciplines”. Des “fichiers de progression” ont également été fournis “dans l’attente de la nomination d’un remplaçant”. Une remplaçante a bien été nommée le 27 janvier 2026 mais pour un peu moins de trois semaines, jusqu’au 14 février 2026… mais elle a aussi été mise en arrêt.

La Juge en a conclu que “Dans ces conditions, dès lors que l’administration a tenté de remplacer ne serait-ce que partiellement le professeur absent et que les élèves ont toujours été scolarisés en dépit des conditions difficiles de cette scolarisation, (…) il n’est pas établi que l’absence prolongée de ce professeur obère, à ce stade de l’année scolaire, irrémédiablement la réussite scolaire des élèves”, en conclut la juge. La requête des parents d’élèves de l’école Marcel-Pagnol a donc été rejetée.

Moralité : les obligations légales des autorités de l’Éducation Nationale peuvent illégalement être violée. Où va-t-on quand on songe aux conséquences de cette dispense de respecter la loi au moment où l’État décide de supprimer 4 000 postes d’enseignants pour la rentrée prochaine ?

A la MGEN la CASDEN Banque Populaire et à la MAIF

Denise Bureau-Landron, DDEN, écrit à la MGEN, la CASDEN BP, la MAIF, à propos de la construction d’un collège public dans la ville de Beaupréau

Le 1er Mai 2026

Objet : Prix de l’Initiative Laïque

A tous,

Quand j’ai lu le dernier numéro de la MGEN, le n°343 du 1er trimestre 2026, en dernière page j’ai souri et j’ai eu une envie soudaine de postuler au «  Prix de l’Initiative laïque.  »

Pourquoi ?

En pleine bataille laïque, avec tous les Laïques du Maine-et-Loire, depuis plus de 50 ans pour la construction du Collège public de la ville de Beaupréau, j’étais en train d’écrire un article résumant ce combat et indiquant où, nous, les Laïques du 49 , en étions.

J’ai réussi à résumer ce combat en un recto-verso, mais il y aurait de quoi écrire un livre, et un très «  gros  » livre. Je vous envoie, ce jour 1er Mai, cet article.

Et je me présente. Née en 1943 à Saint-Sébastien sur Loire dans le 44, j’ai occupé mon premier poste dans l’Education Nationale, comme surveillante d’externat au lycée d’Aulnay-sous-Bois, dans le 93. Immédiatement à la MGEN, et peu de temps après à la MAÏF, et puis, enfin, encore quelques années plus tard, à la Banque Populaire et à la CASDEN.

En résumé : Pionne, Maîtresse auxiliaire, PEGC et depuis mon départ en retraite à 60 ans, DDEN (Déléguée Départementale de l’Education Nationale) dans le 93. Je ne développe pas. Laïque … dès ma naissance. Laïque toute ma vie  ! et en retraite dans le Maine-et-Loire, département où sévit encore une guerre scolaire impressionnante, DDEN dans l’École du «  Petit Prince  » du Fresne-Sur-Loire.

L’absence d’un collège public dans une ville de plus de 20.000 habitants est un scandale qui dure depuis bien trop longtemps.

En relisant votre paragraphe de dernière page, je suis persuadée que les Laïques du Maine-et-Loire sont bien « au rendez-vous de l’Histoire  ». Le «  Collectif Vigilance Laïcité49  » qui voit se rencontrer, régulièrement  », depuis des dizaines d’années toutes les Associations, Syndicats, Parents, Enseignants etc… qui se réclament de la Laïcité, et qui organisent des délégations pour porter les textes adoptés, les pétitions etc…, ce Collectif pourra enfin clamer un jour  :  « ouf  ! ça y est  ! le Collège public est enfin ouvert  !  »

Car la 1ère pierre à poser devait l’être fin 2025. Et…elle est encore repoussée  ! Cette première pierre attend depuis si longtemps  ! mais je reste persuadée qu’elle ne brisera pas l’élan des Habitants de Beaupréau  ! ni des laïques du 49  !

Alors, votre initiative, ce prix de l’Initiative laïque, ce 29ème-Rendez-vous de l’Histoire à Blois, du 7 au 11 octobre 2026, serait certainement et même sûrement la plus grande aide « à cette action déjà mise en œuvre  » comme vous l’écrivez dans votre texte. Et, si besoin, je vous laisse mes coordonnées….

Recevez mes salutations les plus cordiales et les plus laïques.

Denise Landron-Bureau, Déléguée départementale de l’Éducation Nationale dans le Maineet Loire.

Extraits du journal « La Croix »  (20 avril 2026 – page 10)

« La Fédération nationale des organismes de gestion de l’enseignement catholique (FNOGEC) publie un guide à destination des communes qui accueillent une école privée sous contrat afin de les informer sur leur devoir de financement. Une obligation légale dont beaucoup de municipalités n’ont pas ou peu de connaissances. »….

Guide intitulé : « L’école catholique dans votre commune, entend « donner à chaque élu les repères essentiels sur le Forfait d’externat, obligation légale issue de la loi Debré de 1959, trop souvent méconnue ou mal appliquée » explique la FNOGEC dans un communiqué

« Près de 3 200 Communes françaises accueillent un établissement catholique sous contrat. Elles ont reçu ce guide, soit par la poste soit par courrier électronique, entre le 6 et le 9 avril 2026. Il explique ce qu’est le forfait communal, et comment le calculer… »

« Dans notre département, les OGEC se sont mis à les solliciter depuis 2 ou 3 ans seulement, alors que pendant longtemps ces sommes n’étaient pas réclamées, explique un Élu des Hauts de France. Le Préfet a donné raison aux OGEC, et demandé aux Communes de régler un arriéré sur les 3 dernières années, ce qui provoque pas mal de mécontentement des élus qui ne comprennent pas pourquoi ils doivent payer pour le privé. » …

« Depuis plusieurs mois, la FNOGEC communique sur les « 900 millions d’euros qui manquent, chaque année » aux établissements de l’enseignement catholique… »

« Ce Guide est un outil de dialogue, pas de confrontation » explique la FNOGEC, par ailleurs à l’initiative d’un recours au tribunal administratif, déposé en décembre 2025, pour contester la baisse du financement alloué aux collèges privés sous contrat par la Métropole de Lyon. »

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