RAPPORT DE VISITE :

Ecole « le Petit-Prince » du Fresne sur Loire –Ingrandes sur Loire.

« Le DDEN veille au confort matériel et intellectuel des enfants et, à ce titre, signale dans ses rapports destinés aux autorités publiques compétentes, ce qui lui paraît néfaste à leur accueil et à leur éducation. » page 18 du vade-mécum du DDEN

Présentation de l’école :

82 élèves dans 4 classes : une classe de PS/MS de 23 élèves, une classe de GS/CP de 18 élèves, une classe de CE1/CE2 de 23 élèves et une classe de CM1/CM2 de 18 élèves.

2 enfants du voyage sédentarisés ; 3 enfants en situation de handicap et une AESH pour 1 élève avec 9 heures. Il y a 5 enseignantes (4 + 1 en décharge de direction), 2 ATSEM, 1 emploi service civique, une garderie pour une quarantaine d’élèves et 66 demi-pensionnaires.

Conformément au Code de l’Éducation, voici le rapport de ma visite de rentrée.

  • Tout a été visité : la cantine, la garderie, les classes, la cour et ses alentours…
  • Les questions en attente ont été abordées : le transport scolaire des élèves, les prestations des Atsem, la responsabilité des poubelles …
  • Une question plus particulièrement a retenu mon attention : l’hygiène.

Première interrogation : la demande de travaux faite par la Directrice de l’école, fin juin, a bien été suivie: les travaux ont été faits. Quelques-uns sont en cours de finition. Il s’agit de la préparation de la végétalisation de la cour de l’école, de l’entrée du petit portail à paver, des murs des toilettes du couloir remplis de moisissures, réparés, du lavage de certaines des vitres, des travaux à faire dans les classes, notamment dans le dortoir et sur le lieu où l’on douche les petits de maternelles.

Un problème important a retenu mon attention : l’hygiène. L’audience accordée jeudi 4 septembre, en urgence, par Monsieur le Maire, n’a pas dissipé mes inquiétudes : le grand ménage obligatoire dans les écoles publiques dès le début des congés scolaires n’a pas été fait. Or, la présence de tout petits enfants et celles d’environ 90 personnes régulièrement dans l’école, surtout après une période de canicule qui a vu se multiplier les microbes de toutes sortes, aurait dû être une priorité.

Les enseignants, dont ce n’est nullement la responsabilité, ont bien compris les risques que ce manquement à toutes les règles faisait courir aux enfants et même aux adultes. Ils ont raccourci leurs vacances et sont venus, la semaine précédant la rentrée, faire le ménage dans les classes, laver le linge sale entassé depuis fin juin, etc… L’IEN a reçu la copie de mon courrier à Monsieur le Maire du 1er septembre. La personne qui devait venir faire ce grand ménage étant malade a été en congés maladie plusieurs fois et n’a été remplacée que fin Août.

Le grand ménage est donc reporté aux congés de la Toussaint.

Le grand ménage est aussi à faire, en cuisine, dans les toilettes des enseignants, dans le local de sport, dans la garderie et dans le dortoir. Une décision concernant la responsabilité de la gestion des poubelles dès le début des congés est aussi à prendre. Les poubelles de la cantine, bien sûr, sont sous la responsabilité de la cuisinière, mais …doit-elle aussi s’occuper de toutes celles de l’école, de la garderie et de celles de la salle municipale quand il y a des festivités ? Autant de questions susceptibles de perturber la sérénité dans l’école.

Un nouveau problème se rajoute : dans la cour un grand mobile-home, en place depuis de nombreuses années, doit être retiré. Il était rempli de papiers de toutes sortes, à trier. Ceux-ci ont récemment été extraits du mobil-home et sont stockés dans la chaufferie, depuis la rentrée. Cela pose un réel problème : la sécurité, est-elle assurée ?

Une autre question a attiré mon attention : Quand les enfants tout petits quittent le foyer familial pour entrer à l’école, les premières fois, ils sont pris en charge par 2 personnes qui vont avoir beaucoup d’importance pour leur scolarité et leur vie futures : la maîtresse et l’ATSEM. Donc, la présence quotidienne de ces personnels à leur côté, tout au long de leur présence en maternelle pour affronter les premiers aléas de leur vie, mérite stabilité. S’ils voient des visages différents … leur vie d’enfant risque fort d’être perturbée. Alors pourquoi cette rotation, tous les ans et même quelquefois en cour d’année, des ATSEM, prévenues au dernier moment, des 2 écoles publiques ?

Comment faire pour trouver une réponse satisfaisante ?

Dernier problème abordé dans la visite de rentrée.

C’est une question qui revient souvent dans les écoles de campagne, celles en particulier qui ont vu avec les regroupements de communes, des suppressions d’écoles et donc la multiplication des difficultés pour les parents qui doivent trouver une solution pour que leurs enfants soient à l’heure à la porte de l’école le matin et reviennent à la maison, le soir.

L’école où je suis DDEN, vous avez pu le lire dans les comptes-rendus des conseils d’école de l’année qui vient de s’écouler, a connu beaucoup de turpitudes l’an passé à propos de la demande de « car-scolaire ». Le dossier existe sur cette question et vous en avez connaissance.

Je résume : La commune de Saint Sigismond vient de rejoindre les 2 communes d’Ingrandes et Le Fresne. Les enfants d’âge scolaire sont scolarisés dans les 3 écoles du village (2 écoles publiques laïques et une privée catholique). Jusqu’à présent, les parents choisissaient librement où ils souhaitaient que leurs enfants soient scolarisés, en particulier en fonction des nourrices et grands-parents s’occupant des petits. Les enfants de 2 écoles bénéficiaient d’un car ALEOP, ceux de l’école publique du Petit Prince, eux, n’y avaient pas droit. 12 enfants de 7 familles de Saint Sigismond demandaient ce car scolaire (voir leur courrier adressé à ALEOP).

La discussion eut lieu. Des solutions, avec la société de cars ALEOP semblaient se profiler… mais, à cette rentrée, 5 enfants de 2 familles de Saint Sigismond et une famille de Champtocé, seulement, sont inscrits pour prendre le car. S’ajoute à cela le fait que les parents de Saint Sigismond n’ont plus le droit, comme les autres années, d’inscrire leurs enfants à l’école du Fresne. Or, à notre connaissance, il n’y a aucun secteur scolaire défini dans le département. Donc, les parents ont le libre choix… sauf à Ingrandes-Le Fresne-St Sigismond. Il fallait s’y attendre, c’est l’école privée qui en profite…

De plus, 5 enfants doivent se rendre à pied (10 minutes au moins) en descendant du bus pour se rendre, accompagnés, à l’école du Fresne où ils arrivent en retard, tous les matins. On appelle cela « le pédibus ». Et, que deviennent les 7 autres élèves qui avaient demandé une place dans le car ?

Ne serait-il pas plus sérieux et responsable d’affréter un minibus pour les enfants de St Sigismond et Champtocé ?

Denise Bureau-Landron, DDEN à l’école publique du Petit Prince

Le 17 septembre 2025

Rapport envoyé, conformément au Code de l’Education, à

  • Madame Sandrine BODIN, DASEN du Maine et Loire,
  • Monsieur Philippe CHOPIN, Préfet du Maine et Loire,
  • Monsieur Alain TUSSEAU, Maire du Village,
  • Monsieur Jean Christophe Mercier, IEN de la circonscription de Châlonnes.