Le sous-investissement chronique dans l’École publique est désormais un fait établi par tous les observateurs de bonne foi.
En comparaison internationale, la France affiche désormais un retard de plus de 8% sur la dépense moyenne par élève en Union Européenne, 11% par rapport à celle des pays de l’OCDE ! L’École publique rend des postes depuis plus de 3 ans et plus de 2000 classes ont été fermées à la rentrée 2025 et 470 postes ont été supprimés.
Ces faits rapportés par le « Café Pédagogique » du 26 août 2025 n’ont pas été contestés.
Le Ministère annonce 4000 suppressions de postes pour la rentrée 2026 dont plus de 1800 pour la seule école primaire.
L’École est « en souffrance » et nul ne peut le nier. Outre la situation des enfants handicapés, qui fait l’objet d’une protestation générale, le décalage salarial des personnels est criant : un professeur des écoles gagne 1323 euros de moins par mois en milieu de carrière qu’un cadre A de la fonction publique. Les conditions de travail se détériorent également : classes surchargées (21,3 élèves en moyenne contre 20 dans l’Union Européenne), manque cruel d’enseignants remplaçants, formation des nouveaux enseignants problématiques, recours accru à des contractuels et stagiaires pour compenser les postes vacants…
La disparition programmée de la médecine et des personnels de santé scolaire devient très problématique avec des situations où des comportements incontrôlables voire violents sont en augmentation. Enfin, et ce n’est pas secondaire, l’intégration automatique dans les classes ordinaires d’enfants gravement handicapés privés de personnels spécialisés et de suivis adaptés, est souvent très difficilement gérable et tend à considérer l’école comme une garderie. Rappelons ici que les écoles privées (y compris sous contrat d’association) ne sont pas, quant à eux, dans l’obligation de scolariser ces enfants.
Le Délégué Laïque propose à tous les amis de l’École publique de se retrouver à tous les niveaux pour, ensemble, stopper cette dégradation organisée de l’École de la République et rétablir les droits des enfants de disposer de conditions de scolarisations respectées et respectables pour chacun et pour tous.
