4 000 postes d’enseignants supprimés : la Peep exige « des garanties claires »

La veille de l’adoption du projet, le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray, interrogé sur France-Info , a évoqué ces suppressions de postes en indiquant qu’il aurait pu aller « beaucoup plus loin » en suivant la démographie.

(…) Et l’Union de parents d’élèves de poursuivre : “La baisse du nombre d’élèves ne saurait, à elle seule, justifier une réduction des moyens humains. Pour les familles, cette évolution doit être l’occasion d’améliorer les conditions d’apprentissage, de réduire les effectifs par classe, de renforcer l’accompagnement des élèves. La démographie est un paramètre, pas une justification”.

La PEEP rappelle par ailleurs que “les résultats nationaux des concours 2025 montrent que plus de 2 600 postes d’enseignants n’ont pas été pourvus. Comme dans de nombreuses académies, celle de Grenoble connaît des tensions persistantes sur le recrutement et le remplacement, avec des absences parfois difficiles à couvrir. Dans ce contexte, l’annonce de suppressions de postes soulève des interrogations majeures”.

Elle demande ainsi au ministère “des clarifications immédiates sur les moyens réellement disponibles à la rentrée 2026, l’organisation du remplacement des enseignants absents, les garanties apportées pour assurer la continuité des apprentissages, les mesures prévues pour stabiliser les équipes éducatives”. Elle rappelle donc que “la priorité doit rester la réussite des élèves et la qualité de l’enseignement”.

30 janvier 2026 (Dauphiné Libéré)